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Education nationale

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RSP veut placer au-delà du clivage Droite-Gauche le combat capital pour la remise à flot de l'Education nationale avec des décisions indispensables pour restaurer l'attractivité du métier d'enseignant : doublement des salaires pour les aligner sur leurs homologies allemands ; restauration de l'autorité nécessaire pour se concentrer sur l'enseignement (aujourd'hui 20 minutes par cours à faire la Police). Des mesures indissociables d'une action vigoureuse pour aider les jeunes à s'insérer professionnellement dans un métier qui fait sens en redonnant la place centrale à l'humain, dans une civilisation qui proposerait autre chose que la chosification de la vie. Voici les mesures préconisées par RSP pour sortir l'école de la République du nivellement par le bas :

  • Doublement des salaires des enseignants

 

  • Corvées de nettoyage au sein de l’établissement pour les élèves qui ne respectent pas le règlement intérieur

 

  • Suspension des Allocations familiales en cas de récidive malgré le dispositif de corvées

 

  • Service militaire adapté (SMA) : intégration de l’élève dans l'armée française pour y apprendre un métier dans le cadre d'un dispositif équivalent à celui mis en œuvre aux Antilles, en cas de non-respect du dispositif d'accompagnement lié à la suspension des Allocations

 

  • Retour à l’uniforme, chaussures et cartables compris, fabriqués en France

 

  • Inculquer l’amour de la France et de son Histoire, de sa formidable culture séculaire et de son patrimoine plurimillénaire, de ses luttes et avancées sociales, de ses conquêtes et réussites économiques

 

  • Mise en place d'une mesure phare, le Volontariat international en entreprise (VIE) pour les élèves de CAP pour soutenir concrètement la valeur travail et permettre l'insertion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photographie : manifestation de Gilets jaunes (Paris, France)

En France, des filières d'excellence existent, le fait qu'elles soient concentrées très majoritairement dans le secteur privé n'est pas une mauvaise chose car cela témoigne du dynamisme des acteurs du monde éducatif qui veulent se prendre en main. Il ne faut pas cependant nier la réalité historique de notre pays, celle du pouvoir central fort, de Napoléon Bonaparte au Général de Gaulle : l'Etat doit demeurer le garant d'une égalité qui n'existe pas naturellement. Une égalité des chances qui devient hélas aujourd'hui un égalitarisme du nivellement par le bas, il s'agit en l'occurrence de maquiller avec des manipulations statistiques un diagnostic peu reluisant : le mal-être profond des profs, privés d'autorité, payés deux fois moins qu'en Allemagne ; le vide civilisationnel qui prive nos jeunes de perspectives autres que le consumérisme et la réalité virtuelle. Au-delà des sujets dramatiques ayant récemment noirci le tableau avec un professeur attaqué à l'arme blanche et une Directrice d'école qui s'est suicidée, une analyse critique, à froid, plusieurs mois après la grève sans précédent qui a touché les épreuves du Bac 2019, nous pousse à admettre que l'Education nationale a un besoin vital de retrouver ses racines, de renouer avec ses fondamentaux.

Nous avons un Ministre troublant, bon gré mal gré à la solde d’une politique austéritaire de "rationalisation" qui dit que l’argent ne fait pas tout, que ça fait des années qu’on injecte un "pognon de dingue" sans résultats tangibles. En 2009, c’est pourtant M. Blanquer, alors Recteur de l’Académie de Créteil, qui avait injecté des fonds pour mettre en place des "cagnottes" contre l’absentéisme ; son idée consistait à verser de l’argent dans une caisse collective visant à financer par exemple des cours de code de la route. Une caisse pouvant aller jusqu’à 10.000 Euros par an, par classe, était abondée pour récompenser les classes où l’absentéisme baissait.

Du jamais vu au mois de juin dernier : le Ministre alla jusqu'à menacer de ponctionner 15 jours de salaire. Improvisation, pour proclamer les résultats du Bac malgré la contestation des enseignants, M. Blanquer osa le remplacement des notes manquantes par les moyennes des notes du contrôle continu ! Les notes issues des épreuves du Bac étant, selon le Ministre, "prises en otage" par les enseignants qui refusaient de rentrer les résultats dans le logiciel Notanet. Impossible d’utiliser les notes issues du contrôle continu, c’est illégal, en vertu de l’article L331-1 du Code de l’éducation portant sur les examens du secondaire, répondirent les enseignants, qui, dans la foulée, boycottèrent les jurys de délibération du Bac. Le Ministre affirma alors que ces agissement furent le fait de groupuscules cantonnés aux Académies de Créteil et Versailles or le boycott des jurys toucha toute la France, y compris la France la plus périphérique, à l’image du lycée Jacques Amyot à Auxerre, dans l’Yonne, qui prit part à la contestation.

L'Histoire retiendra que parfois, des Chefs d'établissement ont eux-même mis des notes de façon totalement arbitraire ; une anarchie que les Français ont massivement réprouvé dans les sondages, oubliant que 100% des avancées sociales furent le fruit de blocages d'usines, de routes, d'universités. Comme toujours, les pays voisins n'ont pas manqué de moquer cette France "irréformable", la Suisse notamment ne manque jamais une occasion de rayer les "Frouzes", ces Français décidément "jamais contents". Les Suisses ont surement oublié que c'est une âpre bataille syndicale (qui fit parfois des morts) qui a construit au fil des ans leur mode de vie confortable avec par exemple de 1850 et 1914, des salaires qui quadruplent...

Les enseignants ne se sont pas attaqués de gaieté du cœur aux épreuves du Bac,

plus qu’une longue lassitude, il règne chez eux une véritable désespérance

Six mois après cette crise majeure, il est important de se demander comment la situation a dégénéré. On ne peut comprendre le fond du problème en se focalisant uniquement sur la Réforme du Bac et les dysfonctionnements des inscriptions postbac, qui, en définitive, ne font que cristalliser un malaise bien plus profond qui vient de bien plus loin. Quand les Gilets Jaunes ont réussi à obtenir plus de 10 milliards d’Euros, au prix d’un blocage du pays lors des premiers Actes, les profs se sont constitués en "Stylos rouges" et ont crié au scandale car depuis des années, l’Education nationale subit un régime au pain sec.

Au-delà même du périmètre de l’Education nationale, dans cette crise touchant le Bac 2019, ce qu’il faut voir, c’est la frustration des manifestations gigantesques qui ne débouchent sur rien, manifestions contre la Loi travail, manifestations contre la Réforme des retraites et plus frustrante encore, trahison contre le vote "Non" de 2005 lors du référendum sur la Constitution européenne. Désenchantement, dégoût, le vase de la frustration sociale déborde.

Etant souvent parents d’élèves eux-mêmes, il va sans dire que les enseignants ne se sont pas attaqués de gaieté du cœur aux épreuves du Bac, plus qu’une longue lassitude, il règne chez eux une véritable désespérance. Ils font face à des violences verbales et physiques de la part des élèves issus des "territoires perdus de la République". Déni et omerta, ils ne bénéficient pas du soutien de leur hiérarchie, et, double peine, sont montrés du doigt car ils seraient des privilégiés surpayés, gavés de vacances. Alors qu’en vérité, hussards désarmés, ils doivent proposer à des jeunes blasés un avenir alors que M. Macron, anti-France, plus zélé encore que ses prédécesseurs, ne fait que détruire l’industrie, le Service public, les identités territoriales et les solidarités locales, comme en témoigne la fermeture de 400 classes en zones rurales. Classes regroupées dans les villes qui font écho aux fermetures de bureaux de postes, de petites lignes SNCF, d’hôpitaux, de tribunaux, fermetures dictées par Bruxelles. Certains enseignants ont d’ailleurs rejoint les cortèges des grèves organisées par les urgentistes.

Il est impératif d’augmenter drastiquement les salaires : il faut les doubler !

Les professeurs doivent se voir conférer à nouveau une autorité

qui passe par des moyens concrets de coercition :

corvées de nettoyage, suppression des Allocations familiales, Service militaire adapté

On ne peut plus continuer comme ça. Le constat est bien connu des acteurs du terrain, l’heure est venue de renverser la table, on ne peut faire comme avant, faire comme si de rien n’était. Il est impératif d’augmenter drastiquement les salaires : il faut les doubler ! Ce n’est pas une lubie mais une volonté politique : selon l’OCDE, en Allemagne, après 15 ans d’ancienneté, un prof gagne 70.693 USD contre 35.963 USD en France.

Mais le problème n’est pas juste d'ordre salarial. De même, l'augmentation nécessaire des effectifs dans certains établissements n'est pas non plus la solution miracle : même si c'est le sommum du tabou chez les syndicats gauchistes, les professeurs doivent se voir conférer à nouveau une autorité qui passe par des moyens concrets de coercition indiscutables car ils passent en moyenne 20 minutes par cours à faire la Police, ce qui est inacceptable. Dorénavant, les élèves qui ne respectent pas le règlement intérieur doivent systématiquement se voir confier au sein de l’établissement des corvées de nettoyage. En cas de récidive, il y aura suspension des Allocations familialesCette fameuse suspension, expérimentée dans des Départements gérés par la droite était indéniablement une bonne chose car elle était doublée d’un véritable accompagnement, les parents étant conseillés par des éducateurs et par des assistantes sociales : repas équilibrés et sommeil régulé, des lieux et des temps de silence, un rappel des droits et devoirs, tout sauf superflu.

 

En cas de non respect du dispositif d'accompagnement lié à la suspension des Allocations, l'élève intégrera l'armée française pour y apprendre un métier dans le cadre d'un dispositif équivalent à celui mis en oeuvre aux Antilles, avec succès, en partenariat avec le MEDEF, depuis plusieurs décennies maintenant, sur la base du volontariat. Sur le site Internet du service militaire adapté (SMA), on peut lire ceci : c'est à l'initiative de Michel Debré, premier Ministre, sur proposition du général Jean Némo, que le SMA est créé aux Antilles-Guyane en 1961, à titre expérimental. Le général Nemo disait du SMA : "Sous son drapeau, il ne s’inscrira jamais de noms de victoires militaires, mais il est d’autres victoires, celles que l’on gagne contre la misère et le sous-développement". Les chiffres sont hélas peu connus du grand public, taux d'insertion des volontaires stagiaires : 76,3 % (2009) et 80 % (2014). La très longue liste des formations proposées oblige à dire qu'il n'y a plus aucune excuse en France pour justifier l'injustifiable, chaque jeune peut et doit être formé : Agent de prévention et de sécurité ; Agent d'entretien espaces verts ; Maraîchers horticulteur ; Agent d'entretien du bâtiment ; Menuisier ; Charpentier bois ; Conducteur d'engin TP ; Mécanicien automobile ; Agent de restauration aide cuisinier ; Conducteur tous transports voyageur ; Conducteur tous transport marchandise ; Agent administratif ; Agent magasinier. Invité chez les journalistes de Mediapart, M; Macron, alors candidat à la magistrature suprême, avait affirmé que les jeunes des cités pouvaient choisir entre l'économie informelle et devenir chauffeur Uber...

Retour à l’uniforme, amour de la France et de son Histoire

et mise en place d'une mesure phare :

le Volontariat international en entreprise (VIE) pour les élèves de CAP

Autorité et cadre non discutables : l’école, ce n’est pas un défilé de mode, haut-lieu des grandes marques qui ruinent les parents, l'heure est venue de légiférer en faveur d'un retour à l’uniforme, chaussures et cartables compris, fabriqués en France.

 

De même, dans cette logique de remise en ordre, n’en déplaise à Mme Vallaud-Belkacem qui se prenait pour un Ministre Harry Potter au collège Daniel Argote d’Orthez en 2017, promouvant, cape sur l’épaule, le "Quidditch", l’école républicaine doit servir à inculquer l’amour de la France et de son Histoire, de sa formidable culture séculaire et de son patrimoine pluri-millénaire, de ses luttes et avancées sociales, de ses conquêtes et réussites économiques.

 

Ces différentes préconisations ci-dessus doivent permettre la réalisation d'un objectif : aider l’école républicaine française à retrouver son rôle, œuvrer à l'émancipation des individus, en sachant que l’école républicaine, historiquement, ce n’est pas uniquement transmettre des compétences et des outils : l’Education au service de la Nation doit permettre à chacun de s’épanouir dans la construction de la Chose publique, au service de l’Intérêt général, avec la mise en place d'une mesure phare, le Volontariat international en entreprise (VIE) pour les élèves de CAP pour soutenir concrètement la valeur travail et permettre l'insertion. Les entreprises françaises partout dans le monde accueillent des élèves issus de l'enseignement supérieur, l'heure est venue de permettre à tous les Français de pouvoir bénéficier du dispositif ; une expérience reconnue pour motiver les jeunes et donner une vraie valeur ajoutée à leur parcours. Innovation française, le V.I.E. est l'une des meilleures voies pour se faire une première expérience professionnelle à l'étranger. Plus de 40 000 jeunes de 18 à 28 ans ont déjà profité de ce dispositif qui permet d'aller travailler de 6 à 24 mois dans la filiale d'une entreprise française dans le monde. Un contrat gagnant-gagnant qui ne cesse de se développer : 73% des entreprises ayant eu recours au VIE ont vu leur chiffre d’affaires progresser et 60% affirment avoir gagné de nouveaux clients à l'étranger ; 89% des ex-volontaires reconnaissent que leur mission a été un atout dans leur CV, et 81% qu'elle a été un tremplin pour trouver l'emploi qu'ils occupent un an après la fin du contrat. En sortie de mission, le taux d’emploi des jeunes est de 94%, pratiquement tous en CDI, 60% ont eu une proposition d’embauche par leur entreprise d’accueil. Et un sur deux travaille à l'étranger..

En conclusion, souvenons-nous que L'école républicaine doit incarner, véhiculer et promouvoir un choix de civilisation. L'école de la République n'est pas neutre. Même si Mme Pénicaud, un comble pour un Ministre du Travail, affirma en 2018 qu'on ne pouvait pas garder les "métiers du passé", l’école doit valoriser les métiers de la main et de l’artisanat d’art qu’on ne laissera pas lâchement se faire détruire par les imprimantes 3D. L’école doit promouvoir l’agriculture paysanne qui peut créer 500.000 emplois plutôt que les fermes usines de vaches à hublots ; promouvoir le lien social des caissières plutôt que les caisses robotisées, les médecins incités financièrement à s’installer dans des déserts médicaux plutôt que la télémédecine ; promouvoir l’excellence industrielle même si l’oligarchie brade, détruit et délocalise les fleurons industriels nationaux ; promouvoir la primauté de l'humain car on ne va pas taxer les robots pour financer une allocation "universelle" octroyée aux humains remplacés par lesdits robots. RSP va revaloriser le travail et combattre pour le retour au plein emploi et c'est cet horizon de prospérité que nous devons offrir aux jeunes. Même si l'apprentissage est un très bon chemin vers l'emploi, insuffisamment utilisé, l'objectif prioritaire, c'est créer des emplois qui font sens, des emplois à forte valeur ajoutée humaine, sociale et écologique dans lesquels nos jeunes pourront se réaliser.

© 2019 Réconciliation républicaine & Souveraineté populaire

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